Onyx
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Comme si je buvais la tasse
[Musica Nuda - Le due corde vocali] J'étais capitaine. Un bateau déglingué. Assez vieux, plein de mousse, la coque rouillée, le mât branlant. Une ruine. Appelons un chat un chat, j'avais envie de me déshabiller et de glisser doucement sous la couette, écouter briller le soleil, tremblotter au froid de la fenêtre ouverte, fumer une cigarette ou deux, voir des fesses bien penchées. Enfin. Bref. Je vissais mon chapeau comme je pouvais, caressais mon ventre douloureux, singeais les vrais auteurs. Baissais la tête. Dame blanche. Cravate. Salon. La faune qui entourait le pont se constituait de trois crabes. L'un, avait de grosses pinces. Le second, une carapace épaisse. Le troisième, bien trop petit, attendait en jacassant que les autres veuillent bien cesser de se chamailler pour le considérer un peu. Une grande mer d'alcool à l'horizon, encore une nuit aussi longue qu'un claquement de doigt, sans rien après, sans personne finalement. Le premier crabe bloquait tant qu'il pouvait les anguilles, la belle sirène, la jeunesse qu'il a laissé échapper. Le second s'était empêtré dans une méduse. Le troisième ne comprenait rien. Piaillait, laissait faire. Voulait rentrer. Voulait grandir. Sur le pont je fumais tranquillement la pipe. A la cerise. Les trois crabes se sont mis à gueuler. Nous sommes tous trois toi, nous sommes tous trois toi, tais toi, tire toi, tourne tourne ta tête, toise toi, tringle, tralala. Les nuages noirs pointaient leurs gueules blafardes au dessus de notre île, une tempête de sable dans ma bouche, une forte odeur de pied sale, j'avais presque du mal à respirer. Mon chapeau ne servait plus à rien. Les premières gouttes tombaient les colonnes de moi se fissuraient. Rentrons ! Je voulais. Demi tour ! Cap vers le passé ! Fermez la, arthropodes de merde ! La nuit se terminait de vagues de regrets en revers essuyés. J'avais quand même la main gauche qui se perdait dans des cheveux, pas tellement mal au front, et une hanche douce qui rappelait une dune. Il paraît que les trésors sont forcément dans les épaves. Il paraît.
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Comme si les lions miaulaient
[Bizet - Carmen : Les tringles des sitstres tintaient]
Avant tout, j'aurais mieux fait de me taire. Ecouter les silences. Tout ça. J'avais bu mon dernier verre. Un whisky rêche un peu sale. Du coca-cola sans bulles. Tiède. Elle fumait des gitanes. Bleues. Ses yeux, tout allait bien. Contre un comptoir avec plein de verres vides et une bonne lampée de crétins qui frétillaient autour. Enfin. On léchait le temps. Mais on était pressés. Comme. Des. Taupes. On creusait. Le tunnel, juste pour voir si. Effectivement. Y'aurait des lumières au bout. Des lèvres tendues de soif. Un ventre vide de consistance, un froc qui tient à peine. Les dames blanches en bandoulière. D'un coup de langue habile je vérifiais. Voir. Si mes canines avaient poussé oui ou merde. L'autre abruti traînait là derrière comme un lion en cage, un schtroumpf à lunettes, un futur moi. Du coup je marmonne, quand même, histoire d'en finir : - Je ne comprends rien, je crois. Elle se tire, ses talons, sa robe qui qui fait des mélanges et s'attache je ne sais où, de toute façon, ç'aurait été difficile de la dégrapher. Je rejoins l'autre abruti, le fais valser. Il remarque ma chemise un peu déchirée, je remarque l'incapacité terrible que je me trimballe à me relever. Il me parle de stratégie, je ne l'écoute pas. Il me raconte les mésaventures de la veille, une histoire hautement ridicule, des tonneaux de vin autant que de personnes. Reprendre. Du poil de la bête. Reprendre, la posture. La verve. Reprendre les voix graves, le parfum, les bras efficaces, la juste note, les doigts balladeurs, la musique adéquate, la distance inédite. Il. Me. Manquait. Cette foutue nonchalance. Il m'a dit que la nuit ne le surprenait plus comme avant. Merci, l'ami, tu m'as montré. J'ai vu. J'ai mal au dos. Les doigts nerveux. J'ai les joues qui grattent. J'ai oublié pas mal de soupirs. J'avais mis mes armes de côté. Autrefois, on m'a même appelé Appolon. "On m'appelait l'obscur et j'habitais l'éclat" ! J'en rongeais, du mot, de la solitude, de la viande de moi ! Viens ! On explose ! Courir. Retrouver tout ça. Courir. Haleter. Nettoyer la poussière sur le livre des émotions. Elle m'a dit, quelle incroyable demoiselle. Il était temps de retrouver la passion. La musique dans le sang et la tête ! Fouler la neige en la regardant, manger ailleurs, boire juste, ne pas parler, répondre, parler juste. Du rouge ! Griffons ! Faire attention aux lignes, aussi bien des silouhettes que des passages piétons. Aux noms de métro, regarde ! Autour de nous, c'est de la poésie à s'en rendre malade. Les pierres, le gris, la Seine, les langues, les lampadaires, la lumière étrange des briquets, la grande table en bois, les seins presque découverts d'une inconnue qu'on croise, le chant des corneilles aux arènes de Lutèce, les statues grecques qu'on rêve de caresser, l'odeur du jasmin de la cour, la voix de Bjork qui tressaillit à retardement, les invitations, les bulles de champagne, les merveilles laiteuses des peaux mouillées, la douce paralysie que tu éprouves. Malgré tout.
Courir. Retrouver tout ça le temps d'un trajet en taxi. Laisser tomber. Foutre le feu aux coeurs, peu importe lesquels. Je la retrouve, l'attrape par la main du mieux que je peux. Ecoute. Princesse. Non. Lui dire. Je t'écoute. Dis moi. Non. Rien dire. Attendre. Non. Foudroyer. Foudroyer, c'est tout. Visiblement, j'ai changé.
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Comme si les trajets en métro portaient conseil
[Wipping Willow - Primavera] pub. www.deezer.com/#music/album/219598 D'abord, c'était trop précipité pour lui. Il était pas doué pour les ultimatums. Et puis même, en amont. Pas doué. Non plus. Pour porter les distances à la bonne longueur. Toucher ses seins sans paraître intéressé. "Il ne portait rien d'autre qu'un peu" de naïveté méridionale. Des chaussures vieillies. Du soleil dans la tête. Il est allé s'encastrer la figure dans les escaliers qui montent au sous sol. Au bord des platanes qui rendent allergiques. Il est parti avec son estomac qui saigne, chercher autre chose. La fin des taxis. Normalement, ce qui se passe quand on arrive d’ailleurs, c’est qu’on découvre. Là, il était déjà chez lui. La ville lui souriait comme une fille à la caisse, qui sourit à chaque client. Comme si c’était un ami. Sortez le porte-monnaie et dépensez. Paris. Au secours. Il appellait au secours. La station de taxi, lui, touriste, les souvenirs qui bousculent et la nostalgie qui s’arrête. La voiture qui livrait les monuments sur le bord de la route, à droite, à gauche. Encerclé. On traverse Paris comme on traverse les années, en voleur de l’Histoire, de Charles de Gaulle Etoile à la rue Mouffetard. Normalement ce qui se passe quand on arrive de loin, c’est qu’on tourne et retourne dans le métro. Qu’on essaie d’attraper au vol un bouchon de champagne, qu’on évolue dans la capitale comme un personnage de bande dessinée. Image par image. Là il devait ressurgir. Un plan foireux. Une sorte de rendez vous à l’heure du vertige, à l’heure de fin d’adolescence, après les rêves et tout ça. Devant les trottoirs sales, le bruit. Autour et en dedans. Devant une librairie. Il marchait vers elle. La tension qui monte. Le bruit des bus autour d'eux. Les globules se bousculent. Loin d’être un grand homme, il marchait, vers elle, tout droit. Ils se regardaient. Normalement ils auraient dû se parler. La vie commençait là. Dans le silence.
Il a trouvé. D'abord, c'était trop précipité pour lui, déménager, comme ça. Embrasser. Embrasser. L'embrasser. Elle. La trouvaille. Qui donne envie d'avoir envie. Qui comprenait sa musique, qui glissait sur Paris comme on danse le tango. Elle embrassait sa bouche, il pleurait ses épaules. Elle frissonnait il touchait. Il brûlait elle fondait. Tout. Tournait. Mais. J'avais pas vu que son ralentissement. Cognait. Les horloges. Les cafetières. J'avais pas vu. Ses mensonges. Pas vu ses dégoûts. Aveugle ! Borgne ! Pire ! J'étais sur un tapis roulant. Court. Ne rattrappe pas. Assassin ! Il y a des sauts à ne pas faire, et j'aime désobéir, vraiment l'écume ici et là bat les murs les vagues dans les nuits de fatigue tu ne comprends pas comme je ne comprends rien comme je regarde s'enfuir un à un les espoirs d'harmonie le miroir ne reflète plus qu'une sale illusion, qu'une figure blanche blafarde des traits qui se raidissent comme une fleur qui fane comme on dirait au revoir les horizons de la poudre de moi plonge ta main et tire bien pour une fois arrache moi ne me laisse plus penser que tu m'aimes par défaut dans cette même pièce où nous sommes étrangers où les rires se font rares je ne veux plus de cette chambre à l'air irrespirable il faudrait qu'enfin cette douleur s'arrête. Je te laisse. J'ai trop envie de toi pour te garder tout près.
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Comme s'il fallait s'armer de patience
[Wipping Willow - Cerise] " - Tu veux que je te dise, Falabrille, les filles. Ah. En gros. Tu sais, c'est délicat. Les bornes. Pas trop, pas insuffisant. La juste dose, en fait. C'est toujours ça. Elle te diront qu'elles font l'amour quand elles sont détendues, inversement aux pauvres types comme nous, qui faisons l'amour pour nous détendre. Sauf que trop détendues elles dorment, et pas assez ben tu peux te la. Mettre sur l'oreille. Tu vois, moi, elle pourrait faire bien n'importe quoi. Que je la voudrais encore, entière, avec tout. Défauts, pas défauts, perfections, gros, petits seins, chair de poule ou peau de lait, même la mauvaise haleine ou les musiques insupportables d'Eminem. Je la voudrais encore si. Elle décidait d'être tout ce que je déteste. Réciproquement rien n'est moins sûr. - Ah ouais ? - Mais oui. Et trop bon trop con voilà. Tombent toutes amoureuses que des connards. Alors quand t'as compris ça. Ben, si t'arrives pas à te comporter comme tel. T'es baisé. Et tu baises pas. Mais oui. Tout à ton honneur, hein. Mais n'espère pas être satisfait. Disent que c'est compliqué mais c'est simple, en fait. Comment ça marche. Une fille. Faut être distant. Voilà. Fadabrille. Dialoguer, comprendre. Etre présent sans être pesant. Réinventer sans cesse la séduction, cabotiner de temps en temps, cuisiner de bons plats mais faire semblant de rien n'y connaître. Embrasser, caresser juste ce qu'il faut. De la poésie, aussi. Tiens l'autre jour j'étais dans le métro Chemin Vert. Les cheveux emmêlés, je venais de me lever, le café passait mal. Un matin. Pas de musique dans les oreilles, un gros cafard dans la bouche, les yeux qui se ferment involontairement, et des images salaces qui apparaîssent, ce que j'aurais aimé faire aux deux minaudeuses en face, sur les strapontins. J'étais sûr de pouvoir réaliser ces fantasmes un peu crades dans la semaine. Si seulement j'étais allé les voir. Il me fallait juste un peu de patience, et des mots bien placés. Ou un appareil photo. Tu fais faire tout ce que tu veux de leur pudeur si tu as un objectif dans les mains. Tu la fais voler en éclats, elles demandent que ça, parler d'elle même par l'image, par l'aveu de leurs petites excitations, ahah, les garces ! Incite la à parler de son vagin, elle s'en donnera à coeur joie ! Et toi aussi Falabrille, toi aussi, on aime ça. - J'crois qu'tu t'goures. Sur toute la ligne. - Comment ça ? - Déjà tu vas me donner une clope et me resservir du vin. Ben, il y a les choses certaines, et les choses incertaines. Et alors, rien n'est moins sûr qu'une bonne femme. Tu parles beaucoup, mon pote, ça aide. Ou pas. Y'a une seule règle. Une seule, qu'est pas bien compliquée effectivement. Tiens toi bien, voilà : Les garçons se trompent. Toujours. - Tac. Dis toi, les garçons se trompent à chaque fois, pour chaque fille, à chaque mot. Tu crois comprendre leur bon plaisir, tu crois qu'en parler leur fait perdre les pédales, tu crois qu'elles en veulent pas, peu, ou tout le temps... tu te trompes. Tu peux être sûr de ça. Tu penses qu'elle veut être au calme avec toi que si ça se trouve elle s'emmerde et sait pas quoi faire. Tu penses qu'elle se détend et que tu vas pouvoir niquer, probablement tu suintes l'envie, tu bandes déjà et ça la dégoûte. Tu penses que le dialogue aidera ? Ferme-la, t'évitera de dire des conneries. Brassens il disait Les pauvres bougres convaincus du contraire sont des cocus. Verdi lui, La Donna e Mobile. D'un jour sur l'autre, elle change, par rapport à ses intimités. Parfois, elle même n'y comprend rien. Tu penses à du torride elle veut de la tendresse, tu penses à être tendre elle voudrait un voyage, tu penses à l'emmener au bout du monde elle en peut plus de ta tronche, tu te dis je m'écarte elle pense à tes mains. Ainsi va la vie. On ne sait jamais quoi faire. Tant mieux. Picasso cette fois : Si l'on sait exactement ce qu'on va faire, à quoi bon le faire ? Tu penses que ça marche à l'inverse, et qu'il te suffit de faire selon l'opposé de ce que tu penses. Encore faux. Tu vois, voilà. Une seule règle, qu'est pas forcément marrante. Accepte-la et tu seras plus humble. Plus heureux. " Falabrille énervait son interlocuteur pendant que les voitures passaient boulevard Diderot sans se soucier des discussions de comptoir. Ensuite j'ai entendu un argument selon lequel son point de vue ne tenait pas debout, si bien qu'il était tout le temps obligé de se servir de citations, de Verdi, de Brassens, de Picasso, et pourquoi pas de Roberto Malone tant qu'on y est. Le soleil se couchait dans le sombre. Le soir même il a plu. Un gros orage, effrayant, vers trois heures du matin. Je dormais pas. Je dors plus. Je tousse à la place. Ca se fait pas d'écouter les conversations des gens.
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Comme si fragile voulait dire intouchable
[Goldfrapp - Caravan Girl] Non mais attendez. Bien sûr que si, je suis patient. D'ailleurs, même, quand on entre ici, dans cette salle blanche. Deux. Mètres. Cinquante. De plafond, avec des plantes vertes moches qu'on arrose jamais et des magazines crétins sur la table basse en verre, les sièges en osier qui craquent, on est un patient. Hein. Il n'écoutait pas. C'était juste un autre post puceau, un de ceux qui s'est fait avoir. Il l'avait pas, d'abord, le livre de décodage. Des énigmes. Du plaisir féminin. Merde. Et même s'il l'avait. Le pauvre type a remis sa veste sans boutons, a repris son paquet de dames blanches sur la table, cheveux insupportables, signe chèque, marmonne deux conneries, stylo marche pas secrétaire petite allumeuse couloirs portes escaliers mécontent mécontent deux internes. Pardon messieurs, vous auriez du feu s'il vous plait ? Et voilà qu'il passe encore pour un pédé. D'abord de grandes bouffées. Glisse le long des rues, un peu, soleil radieux sur Paris orage de grêle sur sa gueule, enfants qui glapissent de partout. Il en avait tellement à apprendre sur les déséquilibres. Lui qui pensait avoir compris comment sans cesse réinventer ses actions d'amour. En réalité, rien de tout ça n'avait de sens, rien. L'intention dans les choses à deux amène toujours vers le pire. Sans jamais l'atteindre. En face d'un grand platane, Saint Marcel, devant la salpétrière. Mais pourtant, putain, ça me fait plaisir de faire plaisir. Non, non. Il s'est dit arrête. Avec ça. Arrête. De chercher. A trouver des manières, des objectifs. Il s'est dit. Un cul c'est pas une lune, faut pas le décrocher. Il s'est dit, personne n'y comprend que dalle alors. Faut pas faire semblant. Comme si l'extase, à portée de voix, s'appelait par les gestes, les fringues, la phrase aphrodisiaque ou l'alcool à juste dose. Il regardait les bus défiler. Le ciel changer de ton, sa bague au doigt trop serrée, l'heure sur son téléphone, la fille en face aux chaussures arc en ciel, le trottoir cahotique. Soupir. Il est rentré chez lui avec presque un sourire. Toujours aussi perdu, malheureusement incapable d'aujourlejourer. Cependant, la soirée fut agréable, un repas délicieux, des lèvres dans le cou, du vin léger, des frottements, malgré les maladresses. Heureusement, capable d'apprécier sincèrement, tant bien que mal ce qu'il ne comprendra jamais.
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Comme si les mains s'arrêtaient de trembler
[Mig - Everybody Here Wants You] Avec des clins d'oeil un peu partout. Tout s'est passé sans rien dire, tout en dedans. Sans grande expression. Tout. En. Dedans. Le type avait plutôt entre 25 et 30 ans que l'inverse, le corps fatigué la nuque et les épaules qui claquent le foie rongé d'alcool, jusqu'à la moelle poreuse pour lui finir le portrait décrépit avant d'avoir connu une quelconque apogée. Disons, en gros, que ce gars là ignorait le virage stylisé, l'attitude correcte, la juste phrase. Il ne comprenait pas la raison pour laquelle il y avait sur son pubis une languette comme sur les pots de flans.
Une nuit après, après les nuits, nuit après nuit. Voilà que la languette a craqué mais qu'il n'a pas changé. Enfin, si, mais peu. Plus calme, qu'on le dit, moins dans la démonstration, dans l'excès. Au demeurant toujours aussi indésirable que crétin mais. Décapsulé. Bien. Apprentissage à base de lumière tamisée et de peaux qui s'entrechoquent, finalement, de beauté. A chaque fois différente. Qui donne envie d'avoir envie. Qui donne la sensation de remettre la tête à la surface. Revivre. Poumons déployés. Sang qui circule.
Surtout qu'ici bas les désespoirs courent les rues, les journaux s'enlisent, le bromure est une solution comme une autre, l'alcool de moins en moins drôle. Ici. Bas. Surtout que là, il est fumeur, donc pestiféré, dame blanche, assassine.
Un ciel bleu très rassurant sur Paris, un monde qui tourne malgré les gros menteurs de la télévision. Je souris. Mais. J'ai le droit de m'inquiéter. Non ? ...qui n'a jamais jamais connu de loi...
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